SOUS LES ETOILES DU MONDE
ou les voyages de Françoise et Jacky sur la planète bleue
Notre première orchidée sauvage de 2013
Le petit commerce du café
Après Palenque, nous suivrons durant plusieurs jours une bonne route peu fréquentée parallèle à la frontière guatémaltèque bordée de jungle épaisse. Quelques villages isolés, nous sommes bien au fin fond du Chiapas, dernière province du sud Mexique où résident entre autre les derniers indiens Lacandons. Sur la route
A mi-chemin, un site Maya renommé mais isolé et inaccessible par la route existe. Yaxchilan se mérite semble-t-il. Déjà, se dérouter d’une quinzaine de kilomètres par un tronçon de route secondaire exécrable où tu slalomes entre arrêts et dix à l’heure à travers nids de poules et ravinements. A la fois confiante et inquiète de trouver ou pas un bivouac satisfaisant au bout du bout, je sens bien ma douce un peu tendue. Nous savions qu’un « pseudo hôtel, le bien nommé «Escudo Jaguar » devait exister. Par contre nous savions aussi que pour rejoindre Yaxchilan le lendemain, une heure de pirogue était nécessaire sur le fleuve frontalier Usumacinta. Arrivés aux abords, un village se dessine, un écriteau sur un morceau de bois à demi brisé nous laisse penser que l’Escudo Jaguar, est proche. Effectivement, sous les grands arbres, une grande palapa (terme donné aux grandes paillottes ouvertes abritant une salle de restaurant) apparaît entourée de cabanas à louer. Un bel emplacement ombragé est disponible pour 150 pesos la nuit. Ambiance détendue, nous faisons quelques pas. On découvre les fines pirogues à moteurs amarrées aux rives boueuses du fleuve, des enfants jouent et se baignent, des singes hurleurs se font entendre à courte distance. Nous observons le manège d’une colonie de fourmis découpeuses. Celles-ci découpent les feuilles des arbres en morceaux plus gros qu’elles, qu’elles transportent dans leur nid. Ainsi, elles se nourriront de la moisissure produite… pas folle la fourmi découpeuse! Mais le hurlement rauque des singes se fait plus puissant. Une colonie s’est approchée, ils jouent les acrobates au-dessus de nos têtes. Les hurlements des mâles sont horribles. Pas farouches, il est temps d ‘en tirer quelques portraits de famille.